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  • La Méthode B.Onnis

Semaine de Marie du 1er au 8 Février

Une nouvelle semaine commence. Le froid s’est installé à Paris. Les épidémies de rhume et de grippe sont importantes. Beaucoup d’enfants sont absents. La semaine dernière nous avons travaillé sur le volume 3 de la méthode B Onnis : « les petits bateaux ». Il y a un vrai changement d’univers par rapport aux deux autres volumes. Le monde Maritime offre beaucoup de possibilités et je compte bien mettre en avant tous les aspects de ce volume. Après la chasse au trésor sur l’île, voici le chant et la croisière.

Le lundi, plutôt le lundi à l’heure de la sieste, dans la plupart des crèches, dont la nôtre, c’est le jour où l’on met en place les propositions d’activités de la semaine. Cette réunion se déroule sous le contrôle de la directrice et parfois d’un intervenant extérieur. Cette semaine, nous avons la surprise de recevoir à notre réunion, la visite d’une personne de la mairie. Elle vient nous voir pour évaluer notre travail et nos éventuels besoins. Chacune d’entre nous explique ce qu’elle fait et puis arrive mon tour. Je lui explique mes séances avec la méthode B Onnis. Il semble assez étonné et intrigué. Je lui propose de revenir pour voir en quoi cela consiste.

Mardi 10 H : c’est devant un envoyé de la mairie que je commence ma séance. Je lance la musique et je mets les enfants en ligne. Je respecte les consignes de la méthode et j’attaque directement par l’échauffement en musique. On sautille sur place, on fait semblant de nager avec les bras mais aussi on fait le geste de lever les voiles en poussant avec les mains du haut vers le bas. J’ai déjà remarqué que ce geste était le plus fatiguant pour les enfants qui doivent faire un effort important.

Pour la deuxième partie de la séance je mets la musique de la méthode avec une version « moderne » de « maman, les petits bateaux ». L’écoute de cette version met les enfants dans un état d’excitation. Comme il est proposé dans le livret explicatif de la méthode, je divise les enfants en deux groupes :

- Un groupe qui chante « Théo les petits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes » en tournant sur eux-mêmes avec les bras au-dessus de la tête pour faire une sorte de « couronne » (comme il est précisé).

- Un autre groupe qui lui répond « Mais oui ma petite Lola, s’ils n’en avaient pas ils ne danseraient pas ! ». Ils doivent dans le même temps mettre les bras à l’horizontale et lever les jambes en alternance.

Dire que mes « élèves » sont de grands chanteurs serait un peu faux mais, à la surprise générale et particulièrement la mienne, ils se débrouillent assez bien et bientôt on arrive presque à avoir une vraie petite chorale.

Je décide au bout de dix minutes de changer les fonctions de chaque équipe et bientôt nous arrivons à avoir une vraie petite chorégraphie : les enfants s’amusent beaucoup à lever leurs jambes ou à tourner sur eux-mêmes.

Quand j’arrête la séance, l’envoyé de la mairie me prend à part et me dit « Bravo, c’est très intéressant comme travail, il faut développer ce type d’initiative ! » Je suis aux anges. 

Jeudi 10 h : Après le succès de mardi, c’est avec une grande confiance que j’aborde cette nouvelle séance. Nous allons travailler sur le point 8 de la méthode : la croisière ! c’est parti pour le début de la séance avec un échauffement classique. On saute en l’air, on tend les bras et on fait le geste de lever les voiles. Ce dernier exercice commence à être très bien maitrisé par les enfants.

J’explique alors ce que nous allons faire aujourd’hui : une croisière. Nous allons partir tous ensemble se promener sur la mer. Ils me regardent alors avec mélange d’excitation et de joie. Je décide de respecter totalement la proposition sur le livret et je divise les enfants en trois équipes de cinq.

Pendant ce temps, une des animatrices de la crèche dispose sur le sol un certain nombre d’objets qui vont symboliser les différentes terres où les enfants peuvent accoster : chaises, tapis de sol ou caisses de jouets… Et c’est parti ! Les enfants avancent en file indienne les mains sur les épaules de celui qui est devant. Etre en tête de la file est considéré par certains comme important. Ils se disputent cet honneur. Il faut bien comprendre que celui qui est en tête décide de la direction et de l’endroit ou vont les autres. Quand je coupe la musique, celui qui est en tête s’en va à l’arrière et le deuxième prend sa place et la croisière reprend.

Pour compliquer un peu la chose, je décide de mettre en place une nouvelle technique qui va consister à avancer dans un sens précis avec des pas chassés ou je leur demande de lever les genoux le plus haut possible. Et ce qui devait arriver, arriva. L’une des colonnes de la croisière s’effondre et tous tombent par terre (sans se faire mal !). Les enfants rient et bientôt une deuxième colonne tombe à son tour. Mais là au lieu de se relever, ils se poussent sur le tapis et rient ensemble.

Je décide d’arrêter cette séance malgré un léger goût d’inachevé ! 

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